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Sortie de Proxmox Virtual Environment 2.0 et migration depuis 1.9

02/04/2012 5 commentaires

La version 2.0 de Proxmox Virtual Environment vient d’être releasée en version finale. Ce nouvel opus de la distribution dédiée à la virtualisation était très attendue, car de profonds changements ont été apportés, ce qui fait de la 2.0 une version entièrement nouvelle.
Pour rappel, Proxmox Virtual Environment est une distribution Debian embarquant un virtualiseur, capable de faire tourner des machines virtuelles KVM, mais également des containers OpenVZ. Virtual Environment peut s’installer sur une installation existante de Debian en ajoutant les dépôts idoines, mais surtout existe sous la forme d’un ISO « Bare-Metal » à installer sur une machine dédiée. Ce qui fait la force de cette distribution est la présence d’une interface WEB très bien conçue (et complètement revue en version 2.0):

Alors au chapitre des nouveautés quelles sont les améliorations apportées par la version 2.0 ?

Voici ce qu’annonce la Release Notes :

  • Nouvelles Interface basée sur Ext JS 4 javascript
  • Console VNC sécurisée
  • Ajout d’un module de permissions sur tous les objets
  • Support de méthodes d’authentification externes ( AD, LDAP, PAM … )
  • Interface de gestion de la HA pour KVM et OpenVZ
  • Migration vers Debian Squeeze
  • Implémentation de CoroSync comme procole de communication entre les noeuds
  • Intégration d’une API Rest
  • Possibilité d’étendre le stockage pour les containers OpenVZ (plus seulement dans /var/lib/vz)
  • Support de vswap

Comme vous pouvez le constater la liste des améliorations est grande !

Migration de la version 1.9 vers la version 2.0

Proxmox met à disposition des utilisateurs, un script permettant d’automatiser la migration, ainsi qu’une procédure.
Le tout est relativement simple, et fonctionne parfaitement :

  • Dans la mesure du possible faîtes une sauvegarde des machines virtuelles.
  • Eteignez toutes les machines virtuelles et containers.
  • Télécharger le script
 wget http://download.proxmox.com/debian/dists/squeeze/pve/pve-upgrade-1.9-to-2.0
    • Rendez le script exécutable : chmod +x pve-upgrade-1.9-to-2.0
    • Lancez le script : ./pve-upgrade-1.9-to-2.0
    • Une fois le message « complete » reçu, rebootez
    • Connectez-vous sur la console et exécutez la commande : ./pve-upgrade-1.9-to-2.0 –import
    • Puis ./pve-upgrade-1.9-to-2.0 –purge
    • Si le reboot s’est bien passé, exécutez upgrade-from-grub-legacy

A ce stade votre Proxmox Virtual Environment est passé en version 2.0. Il reste cependant un point si vous utilisiez des disques SCSI en version 1.9. La version 2.0, ne permet plus de booter sur des disques SCSI. La surprise a d’ailleurs été de taille pour moi, voyant que toutes mes VMs KVM ne démarraient plus. Il existe 2 solutions.
La première est d’éditer chaque VM, de sélectionner le disque, de cliquer sur Remove puis de double-cliquer sur « Unused Disk » pour l’ajouter à nouveau. Sélectionnez alors IDE ou Virtio, et la machine virtuelle repartira.
La deuxième consiste à appliquer la procédure du WIKI :

  • Téléchargez le driver LSI
  • Dézippez le
  • Copiez le fichier 8xx_64.rom dans /usr/share/kvm
  • Ajoutez la ligne : « args: -option-rom 8xx_64.rom,rom,bootindex=1 » dans le fichier de configuration de chaque VM.

Voilà!!

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Quand le propriétaire taxe l’OpenSource d’autarcie

20/03/2012 8 commentaires

Ces derniers temps, je suis confronté à une situation d’un genre nouveau. Je m’entends de plus en plus dire que les développeurs et les membres de la communauté OpenSource et du Libre en général vivent dans une sorte d’autarcie.
Même si le terme autarcie n’est pas tout à fait exact dans ce cas de figure, on veut nous dire que nous vivons en dehors des réalités (représentées ici par le monde propriétaire) et surtout que nous ne tolérons pas quelconque interaction entre l’OpenSource et les technologies propriétaires.
Ce qui me choque c’est qu’un afficionado des licences privatives, tiennent des propos sectaire l’encontre des Libristes. N’y a-t-il pas ici une antinomie ? Ou bien cela doit-il pousser les Libristes à se remettre en question ?
Notre désir de combattre les logiciels propriétaires, les copyrights, les brevets, ne nous pousse-t-il pas à nous mettre à la marge ? Ne devenons-nous pas de fait ce que nous combattons ?

Ma première réaction est de dire que quelqu’un qui ne jure que par Windows et donc qui est enfermé (selon les canons de la FSF) ne peut décemment pas accuser quelqu’un qui prône l’ouverture de l’informatique de sectarisme sans se tirer une balle dans le pied. Le sentiment que procure l’utilisation de la solution la plus présente dans le monde participe de ce sentiment, et laisse à penser que ceux qui utilisent autre chose, et pratique le prosélytisme à outrance font partie d’une secte.
Ma deuxième réaction a plutôt relevé de la remise en question. En effet, est-ce que le simple fait de se revendiquer Chevalier Blanc de la liberté logicielle, suffit à nous légitimer ? A bien y réfléchir nous usons nous aussi du FUD pour appuyer notre argumentation, il nous arrive aussi de stigmatiser celui qui vous vante les qualités de son Windows 7 ou de son Mac.
Il existe cependant une différence fondamentale. En général tout Libriste ou Néo-Libriste s’est à un moment ou un autre libéré. Ce que je veux dire, c’est que nous étions auparavant utilisateurs « exclusifs » de solutions propriétaires.
Un évènement nous a amené à plonger dans la culture libre. Ceci induit donc que les Libristes parlent souvent en connaissance de cause. Ils sont légitimes pour comparer les solutions Libres/OpenSource et les solutions privatives. Que ce soit sur le plan technique ou philosophique. En ce qui me concerne, je ne pourrais pas retourner dans le monde propriétaire. Son rejet total fait que je dois me priver de certaines choses au nom de « la cause ». Mon « jusquauboutisme » est-il justifiable ? Quels repères un utilisateur informatique lambda, pourrait-il utiliser pour me juger ? Le fait de pouvoir jouer aux jeux vidéos ? lire du Flash sur sa machine ? Le simple fait de répondre à ces questions me fait déjà prendre parti.

Et vous qu’en pensez-vous ?

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Adobe se détache de Gnu/Linux

24/02/2012 4 commentaires

La nouvelle est un peu partout sur Internet mais en tant qu’ennemi acharné du Flash (entre autre), je me devais de relayer la nouvelle sur mon modeste blog. Adobe a donc décidé de ne plus supporter le Flash sous Gnu/Linux après la sortie de la dernière version 11.2. Du moins, cela ne signifie pas que Flash aura complètement disparu des plateformes ornées du manchot, car les utilisateurs de Google Chrome sous Gnu/Linux, continueront de pouvoir lire les contenus Flash. Comment ? Et bien parce que Flash existera sous un format spécifique intégré uniquement par Chrome ( peut être par Chromium également ? ) en utilisant l’API PPAPI de Google.
Cependant la version 11.2 continuera à recevoir les mises à jour de sécurité et ce pendant 5 ans. Ceci est une excellente nouvelle pour l’émergence des formats ouverts tels que HTML5.

Mais je me dois tout de même d’émettre un bémol au regard de la pénible progression de Gnu/Linux sur le Desktop. S’il n’est plus possible de lire du Flash sous Linux à moins d’utiliser Chrome ou une version ancienne, cela ne va pas encourager les « nouveaux adoptants » à passer à temps plein sous Gnu/Linux ou tout du moins cela pourrait représenter un obstacle.

A noter qu’il en est de même pour sa technologie AIR qui va également disparaître de l’environnement Gnu/Linux (non je n’ai pas poussé un YES victorieux ….. )

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Le projet Debian s’élève contre les brevets

21/02/2012 Aucun commentaire

Le projet Debian notamment par la voix du DPL ( Debian Project Leader ) Stefano Zacchiroli, publie sa charte sur les brevets logiciels. La position de Debian est très claire sur le sujet, puisqu’il est mis en avant que les brevets logiciels constituent « un obstacle à la mission de Debian qui consiste à fournir un système d’exploitation libre pour tous ». Debian demande ainsi à ses développeurs amonts (upstream) de s’opposer aux brevets. Debian dénonce également le troll-patent ainsi que le FUD généré par ces affaires. Eben Moglen directeur fondateur du centre juridique du logiciel libre déclare que l’adoption de cette charte permettra à Debian de défendre plus efficacement ses développeurs et utilisateurs.
La charte est ainsi constituée de 5 points, dont la ligne directrice est que Debian n’acceptera aucun logiciel qui serait en contradiction avec le contrat social Debian.
Une adresse email spécifique a été créée pour remonter d’éventuels risques liés à des brevets et qui seraient présents dans l’archive Debian : patents@debian.org.

Il est encourageant de voir que des projets OpenSource de la taille de Debian s’engagent fermement contre des principes qui n’ont comme seul et unique but l’enrichissement de sociétés ou de juristes en dépit de l’innovation. Les récentes affaires Apple/Samsung ne font que renforcer cet état de fait, mais se couvrir publiquement de ridicule ne semble pas être un frein à la course éternelle aux profits …

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Debian de nouveau leader des serveurs WEB GNU/Linux

13/01/2012 7 commentaires

Une étude de w3techs révèle qu’avec 29,4%, Debian GNU/Linux est la distribution la plus représentée dans le parc de serveurs WEB fonctionnant sous GNU/Linux. En terme de « parts de marché » globales, Debian représente 9,6% du parc mondial des serveurs WEB.
Ce n’est pas la première fois que Debian se retrouve à cette place, mais elle l’avait perdu depuis juin 2010 au profit de CentOS.
L’étude montre également que Debian est la distribution enregistrant le plus fort taux d’adoption, puisque tous les jours 54 du million des sites les plus en vue, passent sous Debian. W3techs nous indique également qu’en terme de représentativité géographique à l’échelle européenne, c’est l’Allemagne qui avec 39,7% est le pays où Debian se rencontre le plus. Suit la Pologne avec 36,1% et la France avec 33.6%. En revanche aux Etats-Unis la part de Debian est epsilon voire moins …
Il est intéressant de noter que sur les serveurs WEB exploitant Debian, c’est Nginx et Lighttpd qui s’offrent la part du lion avec 60% de taux de présence.
EDIT: Comme me l’ont signalé certains, j’ai fait une petite erreur dans la lecture des chiffres. Il fallait donc comprendre que 60% des installations de Nginx et Lighttpd se font sur des serveurs Debian, mais qu’Apache conserve largement son leadership sur l’ensemble du parc Debian.

W3techs conlue en disant que les webmasters qui utilisent GNU/Linux sont assez versatiles et nous donne rendez-vous dans quelques mois pour un nouveau point.

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Etre Geek et Linuxien 2 deviances incompatibles

06/01/2012 28 commentaires

Oui le titre est volontairement provocateur. Pourquoi déviance ? Ici c’est bien l’acception tare qu’il faut comprendre.
En effet au vu du mépris affiché par les constructeurs envers la plèbe en quête d’un peu de liberté, ou souhaitant sortir quelque peu des sentiers battus, il faut bien se rendre à l’évidence. Le Linuxien ou le libertaire convaincu est bien perçu comme un marginal.
J’entends encore une ex-collègue me rétorquer à ma question : « Suis-je libre de mettre l’OS que je souhaite sur mon poste de travail ? », « ben, pourquoi tu veux mettre quoi d’autre que Windows ? »

Qu’est-ce qui me pousse aujourd’hui à écrire un article ressemblant plus à une diatribe qu’à un simple billet de blog ?
Tout simplement le fait qu’en plus d’être un fervent et ardent défenseur du Logiciel Libre doublé d’un pourfendeur du modèle propriétaire, il se trouve que je suis également un geek invétéré. En ceci il faut comprendre que je me plais à changer régulièrement de laptop de mobile ou autre.
Lorsque je décide de changer de laptop, je fonctionne essentiellement au coup de coeur ce qui veut dire que je prends rarement le soin de regarder la compatibilité de la machine avec Debian. En effet, pourquoi diable ne pourrais-je pas acheter l’ordinateur que je veux et y faire tourner ce que je veux ?

Pourquoi ? Tout simplement parce que les linuxiens, bsdistes et autres comptent pour quantité négligeable aux yeux des constructeurs.
Alors oui, il est aisé de répondre qu’il est normal qu’un constructeur conçoive ses machines pour 95% du marché et pas pour une minorité. Je répondrais simplement qu’il est encore plus aisé de concevoir ses machines selon les standards, et de tenir les sources des pilotes à disposition. Il est proprement insupportable de devoir mener une étude de compatibilité approfondie du matériel afin de savoir ce qui va bien fonctionner, moyennement fonctionner, ou ne pas fonctionner du tout sur l’ordinateur que l’on planifie d’acheter.
Si vous adoptez ma démarche d’achat compulsif, il vous faut une dose de chance colossale pour que votre distribution GNU/Linux préférée fonctionne et encore plus pour qu’elle fonctionne OOB (Out Of the Box ou au sortir de la boîte selon le jargon en vigueur).

Pour illustrer ce triste et horripilant constat, voici le dernier exemple en date. Séduit par l’extrême mobilité qu’offrent les UltraBooks, je me suis fait plaisir en m’offrant un Asus Zenbook UX21E. Je peux vous le dire d’emblée, une erreur monumentale !
En effet après m’être extasié devant le design et le poids plus que contenu de la machine, mon extatique joie s’est transformée en déception puis en colère, lorsque je me suis lancé dans l’installation de Debian dessus.
Première difficulté, le Zenbook vu sa finesse ne comporte pas de port ethernet et Squeeze ne reconnait pas la carte Wifi OOB. Je télécharge donc une image Core et me lance dans l’installation, qui se passe relativement bien.
Asus a eu la bonne idée contrairement à certains constructeurs fruitiers, de livrer sa machine avec les adaptateurs qui vont bien, dont un qui fournit une interface ethernet sur l’USB. Le constructeur Asix fournit même les sources du pilote. Je compile donc le .ko sur une autre machine, le copie sur le Zenbook, et un modprobe plus tard, je suis Online !
J’entreprends alors de passer vers SID afin que tout le matériel soit pleinement reconnu et surtout pour Gnome 3 que j’affectionne tout particulièrement. La migration terminée, le wifi est reconnu et le reste aussi. Du moins en appparence. Car la réalité est toute autre. Petite liste :

  • Le Bluetooth ne detecte aucun équipement
  • Tout juste 3 heures d’autonomie
  • Suspend to RAM ou To Disk ne fonctionne pas et crash la machine
  • Surchauffe
  • Touchad ne fonctionne qu’en mode souris

Bref la machine est inutilisable. Après avoir parcouru quelques forums je me rends compte que peu importe la distribution utilisée, les utilisateurs rencontraient tous les mêmes problèmes que moi.
Je me suis alors dit que j’allais renvoyer la machine. Puis je me suis ravisé.
La première solution envisagée, fut de remettre Windows et de faire tourner une VM de Debian dedans. J’ai tenu 3 jours.
Je n’avais pas utilisé de Windows depuis au moins 10 ans et tout ce que je peux dire, c’est que c’est toujours la même saloperie (pardonnez la trivialité). Plantages, lourdeur, installation de logiciels tiers insupportable (lourdeur,lenteur,capacité extraordinaire à vous installer des barres d’outils ou autre logiciel invasif du même genre), capacités natives ridicules l’OS ne sait même pas lire de PDF nativement !!! Et pire que tout le nombre de mises à jour par jour, les messages incessants dans la barre des tâches, les bloatwares fournis par les constructeurs. De boîte l’OS pourrait peut être fonctionner mais il n’est pas utilisable au quotidien car il ne dispose d’aucune brique de productivité. Et c’est dès lors que vous souhaitez enrichir votre poste de travail, que les ennuis commencent.
On ose dire que GNU/Linux c’est compliqué. Essayez donc de modifier quelques paramètres systèmes sous Windows et comparez ! Essayer par exemple d’obtenir le plus rapidement possible les mêmes informations qu’un fdisk -l et bon courage.
J’ai donc tenu 3 jours. J’ai ensuite réinstallé Debian en Testing car le contrôleur Wifi est reconnu par l’installeur puis suis repassé en SID. J’ai compilé un noyau 3.2-rc7 en découvrant avec bonheur que l’autonomie passait alors à 5 heures, et que le driver USB Ethernet est présent dans le noyau. Malheureusement, il plante la machine de manière aléatoire. Debian venant de mettre le 3.2-rc7 dans experimental, je l’ai installé, compilé le driver selon les sources du constructeur et fonctionne comme ça au moment où j’écris ces lignes.
Afin de récupérer la fonctionnlité de Suspend to RAM il a fallu insérer un script dans /etc/pm/sleep.d, et un autre dans /etc/pm/power.d/ afin d’appliquer les « tunables » de powertop.
Le Bluetooth n’est quant à lui toujours pas fonctionnel.

Voilà cette expérience m’a donc permis de mettre en valeur plusieurs choses plus ou moins latentes jusqu’ici.
Premièrement Windows est inutilisable et ses utilisateurs ne sont que des otages souffrant du Syndrome de Stockholm.
Deuxièmement, il est urgent de forcer les constructeurs à concevoir des machines selon des standards.
Dernièrement et même si je ne peux l’accepter, n’achetez jamais de Laptops sur un coup de tête, surtout si comme moi vous souffrez des 2 déviances citées en titre …

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Chiffrer le trafic DNS entre votre machine et votre fournisseur

09/12/2011 6 commentaires

Il est de notoriété publique que le protocole DNS est construit sur des bases assez friables offrant ainsi des cibles faciles à de potentiels attaquants. La partie la plus faible est ce qu’OpenDNS nomme  » The Last Mile « , soit la dernière partie de l’acheminement du trafic à savoir de votre fournisseur à votre machine personnelle. Avoir son propre serveur DNS en interne permet éventuellement de renforcer un peu la sécurité en s’affranchissant des serveurs DNS de son fournisseur d’accès.

Quoi qu’il en soit OpenDNS propose maintenant une solution aux utilisateurs de ses services permettant de chiffrer le trafic DNS entre chez vous et leurs serveurs. Au travers de DNSCrypt, OpenDNS fournit un programme capable de chiffrer les requêtes DNS à la manière de l’HTTPS pour les sites WEB. L’algorithme utilisé est l’ECC (elliptical-curve cryptography ou cryptographie sur courbes elliptiques) et plus précisément le Curve25519 destiné justement à sécuriser les échanges DNS. Le seul défaut du programme, est qu’il n’est pour le moment disponible que pour MAC. Des versions pour Linux devraient bientôt être disponibles.

Utilisé conjointement avec DNSSEC voici une solution permettant de s’affranchir un peu des regards indiscrets et d’éventuelles attaques ( DNS Poisoning …. ). En ces temps de censure et de DPI voilà une initiative plus que bienvenue.

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Fin de vie pour Lenny

08/12/2011 2 commentaires

Comme à l’accoutumée, l’actuelle version Oldstable (aka Lenny) arrive en fin de vie. Le projet Debian vient effet de publier une annonce avec 2 mois d’avance, prévenant ainsi les utilisateurs de Lenny de préparer activement leur migration si ils veulent continuer à profiter des mises à jour de sécurité. Pour rappel la durée de vie de la Oldstable est de 1 an après que la nouvelle stable (Squeeze actuellement) a été releasée.
La fin de vie de Lenny est positionnée au 6 février 2012. Les anciennes annonces de sécurité concernant Lenny seront toujours disponibles sur security.debian.org

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Vyatta la « petite société » qui monte

17/11/2011 2 commentaires

Ce matin dans mes flux RSS, une info m’a fait plaisir. Vyatta vient de lever 12 millions de dollars pour continuer son expansion. Cette nouvelle levée de fonds, porte désormais l’investissement total à 45 millions de dollars.
Pour rappel Vyatta a été créée en 2005 sur le concept de fournir une véritable alternative OpenSource à Cisco et aux solutions réseau propriétaire que l’on trouve en entreprise. Vyatta s’annonce comme pouvant fournir une solution complète de routage et de sécurité capable de gérer des liens DSL jusqu’à 20 Gbps, pour un coût ne représentant qu’une infime partie du coût des solutions propriétaires.
Et le moins que l’on puisse dire c’est que le succès est au rendez-vous ! En 2007 la société était reconnue comme l’une des 100 sociétés les plus prometteuses pour le futur de la gestion des infrastructures réseaux. En 2008 elle remportait l’InfoWorld BOSSIE Award pour le meilleur logiciel OpenSource. Performance qu’elle a réedité en 2008, 2009 et 2010.

En 2009, Vyatta signait un partenariat technologique avec Citrix pour la sécurisation des réseaux dans les environnements virtualisés, et commençait doucement à orienter sa stratégie vers la sécurisation et la connectivité du Cloud.
Ils continuaient également de tailler quelques croupières à Cisco en les remplaçant dans des comptes stratégiques.
En 2010 divers partenariats asseyaient un peu plus sa position de leader des solutions de routage et de sécurité OpenSource ( Sourcefire, HotLava, Riverbed …).
Enfin en 2011 la stratégie de Vyatta est résolument tournée vers le Cloud. Et la plus grande partie de sa campagne de communication est basée dessus. On peut par exemple trouver le Vyatta Network OS sur la plateforme AWS d’Amazon, et des paquets spécifiques pour KVM. Ils remportent une nouvelle fois l’InfoWorld BOSSIE Award en tant que meilleure solution pour Datacenter et Cloud.
Le tout toujours sans recours aucun à quelconque logiciel propriétaire.

Qui a dit qu’on ne pouvait pas faire de business avec l’OpenSource ?

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Monter son serveur Sync Mozilla personnel

14/11/2011 10 commentaires

Firefox/Iceweasel, propose dans les dernières versions, une fonction permettant de synchroniser les données de son navigateur local sur d’autres machines ( smartphone y compris ). Pour bénéficier de cette fonctionnalité, vous avez 2 options. La première est de se reposer sur les serveurs de Mozilla. La deuxième, qui nous intéresse aujourd’hui, est d’héberger son propre serveur, ceci pour répondre à différentes problématiques ( vie privée, sécurité …. ).
Voici donc comment faire :
Je précise qu’il faut python2.6 installé et que l’on trouve dans Squeeze
En premier lieu, on va installer ce dont on a besoin: (pour le backend j’utiliserai Mysql. Mais sachez que d’autres backends sont supportés, tels que postgre ou sqlite3. Vous pouvez également, si vous le souhaitez, utiliser LDAP).

 aptitude install python-dev mercurial mysql-server python-virtualenv make 

Une fois tout installé on va télécharger le serveur depuis le dépôt de Mozilla, et le compiler :

 hg clone https://hg.mozilla.org/services/server-full
cd server-full
make build

Cette étape est plus ou moins longue en fonction de la machine et de la connexion. Si tout se passe bien, les dernières lignes de l’étape de compilation doivent être celles-ci :

Building the app
  Checking the environ   [ok]
  Updating the repo   [ok]
  Building Services dependencies
    Getting server-core     [ok]
    Getting server-reg     [ok]
    Getting server-storage     [ok]  [ok]
  Building External dependencies   [ok]
  Now building the app itself   [ok]
[done]

On va ensuite créer une base de données qui contiendra les utilisateurs :

 create database syncserver;
grant all on syncserver.* to 'mon_user'@'localhost' identified by 'mon_password';

On installe le module python qui va bien :

chemin/server-full/bin/easy_install Mysql-Python

Puis on édite le fichier de conf du serveur ( les directives à modifier sont spécifiées par <== ) :

 vi chemin/server-full/etc/sync.conf :
[global]
clean_shutdown = false

[captcha]
use = true <== le passer à true (false d'origine)
public_key = xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
private_key = xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
use_ssl = false

[storage]
backend = syncstorage.storage.sql.SQLStorage
sqluri = sqlite:////tmp/test.db
standard_collections = false
use_quota = true
quota_size = 5120
pool_size = 100
pool_recycle = 3600
reset_on_return = true
display_config = true
create_tables = true

[auth]
backend = services.auth.sql.SQLAuth
sqluri = mysql://mon_user:mon_password@localhost:3306/ma_database <== on spécifie\
le driver sql ici
pool_size = 100
pool_recycle = 3600
create_tables = true
fallback_node = http://localhost:5000/

[smtp]
host = localhost
port = 25
sender = weave@mozilla.com

[cef]
use = true
file = syslog
vendor = mozilla
version = 0
device_version = 1.3
product = weave

Insérez la ligne suivante dans votre script iptables, pour ouvrir le port 5000 :

#Sync Mozilla
iptables -t filter -A INPUT -p tcp --dport 5000 -j ACCEPT

Démarrez le serveur en le mettant en arrière plan :

cd chemin/server-full
bin/paster serve development.ini &
Starting server in PID 4400.
serving on 0.0.0.0:5000 view at http://127.0.0.1:5000

Voilà tout est prêt ! Vous n’avez plus qu’à lancer l’assistant d’Iceweasel et à indiquer votre serveur.

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